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mardi 14 septembre 2010

Actualité sociale Septembre 2010

Des salariés de Stanley sécurité (FRANCHEVILLE) sont en grève (a lire sur Le Progrès)

Le mouvement entamé hier matin va se poursuivre. L'intersyndicale, à laquelle n'ont pas pris part la CFTC et Sud, a voté la reconduction de la grève jusqu'à mercredi.  Hier entre soixante-dix et quatre-vingt salariés ont manifesté devant les grilles du siège social à Francheville.

Les salariés de Stanley-Solutions de sécurité (SDS), spécialiste de la sécurité électronique, protestent contre les conditions de leurs licenciements et notamment le montant des indemnités plancher et la prise en compte des années d'ancienneté.

A Francheville, cent quarante-trois postes seraient directement menacés sur les trois cent quarante cinq que compte le site.

Le plan social, qui concerne l'entreprise au nouveau national s'est ouvert en juin. Les négociations entre direction et comité d'entreprise sont actuellement en cours.

Un nouveau CE se tient d'ailleurs ce matin et pourrait finaliser un certain nombre de questions.

 

Sony ferme ses usines en Europe et accélère le retour à la sous-traitance (A lire dans L’Usine Nouvelle)

D’ici à quelques mois, le géant des téléviseurs et de l’industrie des loisirs ne disposera plus que d’un site de production en Europe. En proie à de mauvais résultats financiers et se heurtant à une concurrence toujours plus vive, Sony fait de la sous-traitance son nouveau crédo industriel.

L’inquiétude monte à l’usine que possède «encore» Sony à Viladecavalls, en Catalogne. C'est là-bas que sont fabriqués les téléviseurs LCD. Les 1030 salariés s’apprêtent à observer une journée de grève, le 21 septembre 2010. Un arrêt de travail annoncé par les syndicats après qu’un changement majeur ait été confirmé par la direction de la multinationale japonaise concernant ses activités en Espagne.
Cette usine, fleuron de la présence nippone dans la province autonome (157 entreprises d’origine japonaise y sont implantées), sera vendue, pour un euro symbolique, à un duo espagnol, l’équipementier Ficosa et la société d’ingénierie Comsa-Emte. Pendant deux ans, ceux-ci continueront à concevoir des produits pour Sony, en qualité de sous-traitants, tout en y développant leurs propres activités qui éclipseront à tout jamais, par la suite, la conception de téléviseurs.
Le quotidien El Periodico, publié à Barcelone, évoque «la perte de l’un des joyaux de l’industrie catalane», rappelant que ce site inauguré en 1991 «constituait l’une des plus importantes usines de note pays spécialisées dans l’électronique de grande consommation».
Le retrait du territoire espagnol actuellement amorcé par Sony s’inscrit dans une stratégie de désindustrialisation en Europe du géant de l’électronique, du cinéma et de la télévision. Dans son édition du 13 septembre, le quotidien Les Echos qualifie même ces grandes manœuvres de «retrait massif». En quatre ans, affirme-t-il, Sony a annoncé la fermeture ou la cession de quatre des cinq sites qu’il possède sur le Vieux continent.

Retrait de France, également

En France même a été annoncée, en mai dernier, la vente d’un site où le Japonais produit du matériel audio vidéo. Cette usine appelée à connaître une douloureuse métamorphose se situe en Alsace, plus précisément à Ribeauvillé, employant 600 personnes, lesquelles avaient également observé un arrêt de travail le 3 septembre 2010. Les prétendus repreneurs sont le fonds d’investissement helvétique Quantum et Blaupunkt. Inaugurée en 1986, l’usine alsacienne avait compté jusqu’à 1600 salariés. En 2009, par ailleurs, Sony avait fait une croix sur son avant-dernier site français, dans les Landes.
Arrivé en Europe en 1974, Sony conservera sa toute dernière implantation industrielle sur ce continent dans le Pays de Galles, à Pencoed, un site dédié aux caméras professionnelles.

RETOUR Impératif aux bénéfices

Le nouveau crédo des dirigeants de l’industriel de l’électronique et des loisirs japonais n’est autre que la sous-traitance. Dans le domaine des téléviseurs, fer de lance de Sony, elle devrait représenter la moitié des ventes. Le Japonais confie à tout un chapelet d’entreprises le soin d’assembler ses produits : Hon Hai, Precision Industry, Foxconn.
Cette foi nouvelle en la sous-traitance découle de la nécessité prônée par les dirigeants de Sony d’un retour aux bénéfices. Le géant japonais, se découvrant des pieds d’argile, a bu la tasse financière pendant deux années consécutives. Il a subi le regain de la concurrence dans tous les segments où il a développé un savoir-faire allègrement copié par d’autres fabricants d’envergure moindre.
Quand il avait été désigné président de cet empire industriel japonais en 2004, le Gallois Howard Stringer  - qui a obtenu la nationalité américaine en 1985 -  régnait alors sur une grosse soixantaine d’usines à travers le monde. Peu après, celui que les médias appellent volontiers «l’affable coupeur de têtes» annonçait que onze usines allaient mettre la clef sous la porte.
Depuis, le tissu industriel de Sony a rétréci telle une peau de chagrin : 20.000 postes de travail ont été jetés aux orties et il ne reste plus qu’une petite quarantaine de sites de production à travers le monde, ainsi que le relevait le quotidien britannique The Guardian en mai 2010.

 

Sony : le plan de reprise retoqué (à lire dans l’Alsace)

Le projet de cession de l’usine Sony de Ribeauvillé au consortium Quantum Kapital/Blaupunkt a animé les débats entre salariés et direction pendant deux jours. Après un comité central d’entreprise, mercredi, qui a duré jusqu’à 21 h 45 ( L’Alsace de jeudi), et un comité d’entreprise, jeudi, qui a duré jusqu’à 21 h, les représentants du personnel ont démontré que le projet de reprise est « fantaisiste ».

« La direction a dû reconnaître les insuffisances et les incohérences du projet économique, technique et commercial. Quantum devra revoir sa copie, indique l’intersyndicale de l’usine. La direction a prévu qu’une nouvelle version soit présentée le 22 septembre, ce qui donnera lieu au report de la remise des avis au plus tôt mi-octobre. »

Se fondant sur le travail d’un cabinet d’expertise, les élus du personnel craignent que les 150 licenciements maximum annoncés par la direction soient bien plus nombreux, car « le repreneur pourrait dépasser ce nombre en toute légalité ». Ils redoutent aussi que le repreneur ne soit pas en mesure de financer tous les départs, et qu’il applique d’autres procédures pour réduire les effectifs sans payer les indemnités.

Les représentants du personnel se concentrent, pour l’heure, sur le plan social qui concerne le site de Sony à Paris ; dès lundi, ils envisageront la suite de l’action à mener sur le site alsacien. Depuis le mouvement de grève qui a paralysé l’usine vendredi dernier, le travail a repris normalement.

Rappelons que le groupe Sony s’inscrit dans une logique de cessation de sa production en Europe, ayant déjà vendu ses sites de production en Slovaquie et en Espagne.

Anne Vouaux

Montpellier. Un repreneur pour le groupe Lexel  (à lire dans MIDI Libre)

RAPPEL : L'entreprise spécialisée dans la vente à domicile de cosmétiques était en liquidation judiciaire
Le tribunal de commerce a validé, hier, le projet de reprise du groupe montpelliérain Lexel, spécialisé dans la vente à domicile de cosmétiques.
L'unique projet était porté par Philippe Avis, 64 ans, un ancien de chez LVMH et Marionnaud, associé à Carl Buchalet, 46 ans, financier installé à Londres. La première décision des deux hommes, désormais propriétaires du groupe, est de rebaptiser l'enseigne. Lexel devient désormais New Lexel cosmetics, vers laquelle sont aujourd'hui transférés les actifs de la première. Objectif : relancer les activités. Ils injectent, immédiatement, 500 000 € dans la trésorerie de la nouvelle entité, afin de lui permettre de traverser la période difficile dans laquelle il est depuis plus d'un an, conséquence de la crise.
New Lexel cosmetics

sera adossée à la holding PA Finance, créée pour l'occasion par Philippe Avis. Son siège social sera basé à Montpellier. Par ailleurs, les nouveaux propriétaires de Lexel maintiennent à son poste le désormais ex-PDG, Guilhem Putscher. Il occupera les fonctions de directeur opérationnel, en charge du commerce, du marketing, des achats et de la recherche et du développement. Fernand Lario, directeur général, a, quant à lui, quitté l'entreprise en août dernier, dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE, plan social).
L'arrivée d'un nouveau propriétaire entraîne néanmoins le licenciement de onze personnes. « Avant la mise en liquidation du groupe Lexel, fin juillet, par le tribunal de commerce, ce dernier comptait 700 personnes. Le plan social de début août avait supprimé environ 500 postes. Il en restait donc 200. Les nouveaux propriétaires se sont engagés à en reprendre 190. Un nouveau plan social est lancé, il impacte 11 nouveaux postes » , explique Guilhem Putscher.
Jeune retraité, désormais installé à Mandelieu, Philippe Avis dirigera la société en prenant en charge toute la stratégie de développement. En confiant à Guilhem Putscher la gestion au quotidien de l'ensemble, il fait le choix de la continuité et de l'exploitation immédiate.

Karim MAOUDJ

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